Togo | la HAAC, dans sa lutte contre la piraterie

Togo | la HAAC, dans sa lutte contre la piraterie

La question de la piraterie est aujourd’hui d’une pertinence qu’on ne saurait contester dans l’univers médiatique d’une façon générale et dans le contexte togolais en particulier. Ce qui conduit la HAAC à intégrer certaines perspectives dans son rôle de régulateur afin de contribuer à endiguer ce fléau.

La HAAC entend contrôler les flux Internet

À l’issue d’une rencontre régulière entre la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la communication (HAAC) et les acteurs du secteur des médias, l’instance a laissé entendre qu’elle comptait lutter contre les actes de piraterie des contenus sur Internet. Par souci de sensibiliser et de garantir une veille permanente, elle comptait bien se pourvoir d’un dispositif juridique pouvant lui permettre d’assurer le contrôle des flux Internet. Car dans un contexte de bouleversement médiatique où les journaux en lignes sont devenus des médias à part entière, il devient important pour la HAAC de réorganiser le secteur afin qu’il soit à l’abri des conséquences relatives à ce fléau qu’est le piratage.

La HAAC lutte contre le piratage des contenus audiovisuels protégés

En dehors des journaux privés en ligne ou des sites d’informations togolais, l’organe régulateur de la communication audiovisuelle au Togo compte également œuvrer à la protection des contenus des canaux de communication de masse, notamment les chaînes de diffusion des programmes télévisés. D’ailleurs dans une récente note officielle, elle a tenu à souligner que « seules les sociétés Canal+ et New world TV sont autorisés à diffuser des programmes et contenus audiovisuels protégés », et seules ils sont autorisés à mettre ces contenus « à la disposition du public par voie d’abonnement ».
Cependant, toute diffusion des contenus protégés, en plus d’être un délit, punissable par le code pénal en vigueur au Togo « d’une peine d’emprisonnement » et d’une « amande » ; elle est également passible de sanction de la HAAC. Étant à la fois un défi sécuritaire pour ces organes (chaînes de télévision, sites d’informations, journaux d’actualités, […]) de production de contenus divers, et à la fois un manque à gagner pour les finances publiques du Togo, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication entend bien œuvrer efficacement à relever ce défi en se donnant les moyens de l’endiguer.

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